Le reconicimiento est toujours un moment de tension. Le bétail, dans l'espace exigu des corales parait toujours plus gros qu'il n'est - surtout à ceux qui vont l'affonter - sa nervosité liée à l'enfermement n'apaise pas. Mais on ne saurait se dispenser de ce premier contact ...
Des deux vaches la première s'avére la plus agréable à toréer, sous réserve de se cantonner sur le piton gauche, seul accessible. Nous sommes tout de même chez Adélaida Rodriguez et la caste est bien là !
Raphael a touché un novillo de desecho en raison d'une corne abimée mais issu d'une famille aux notes excellentes. Preuve qu'en tauromachie rien n'est jamais écrit, le bestiau s'avére extrêmement dur ce qui contraint notre ami à faire étalage de courage, de volonté et de qualités lidiadoras au cours d'une faena conclue d'une demi épée d'effet immédiat.
Le novillo d'Hervé mieux fait, plus rond et bonito s'est avéré un bien meilleur collaborateur. Placé entre les mains expertes de notre Directeur Technique National (et même bientôt sans doute international) le résultat est plus que plaisant, tout le monde, de la piste aux tendidos se régalant.
Les frères Castano sont invités à sortir, Damian sur le novillo de Raphael et Javier sur celui d'Hervé.
Javier a impressioné tout le monde en sortant "à froid", en tenue de ville et en venant se planter directement dans le sitio pour deux séries de grande classe.
La journée campéra trouve sa conclusion naturelle dans un repas partagé avec le ganadero et les toreros à l'auberge du village.
Encore un bon moment de tauromachie campera et donc "de verdad" à ranger dans un coin de nos mémoires aficionas.